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9ème édition des Forums régionaux du savoir

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Science Action Haute-Normandie organise tout au long de l'année neuf rendez-vous (un jeudi soir par mois à 20h30) dans l’hémicycle du Conseil Régional : « Les Forums régionaux du savoir ».

Parrainés par Axel Kahn « Les Forums régionaux du savoir » sont ouverts à tous les curieux qui s’intéressent à l’évolution de la recherche et à ses applications dans notre quotidien.

Pour cette 9ème édition, neuf rencontres sont organisées à l’Hôtel de Région ; Thomas PESQUET, spationaute originaire de Haute-Normandie qui sera le 10e français à s'envoler dans l'espace vers la Station Spatiale Internationale en 2016, nous fera l'honneur de sa présence le 29 janvier 2015, en ouverture de cette nouvelle édition.

L'entrée aux Forums est gratuite mais sur inscriptions, en raison du nombre limité de places.

Télécharger la plaquette de la programmation 2015 sur le site internet  de Science action Haute-Normandie

Découvrez le programme 2015 :

Le 29 janvier : " L'exploration spatiale, une aventure pour l'humanité "
Intervenant : Thomas Pesquet, Astronaute français au sein de l’Agence Spatiale Européenne

Après avoir suivi sa scolarité en Haute-‐Normandie, Thomas Pesquet, originaire de Dieppe est aujourd’hui astronaute français de l’Agence Spatiale Européenne (ESA). Il sera le 10e Français à s’envoler pour l’espace, pour la Station Spatiale Internationale en 2016. Il lancera le 29 janvier la saison 2015 des forums régionaux du savoir.
Très impliqué pour faire partager sa passion auprès des jeunes, il discutera des enjeux que sont pour l’humanité l’exploration spatiale et plus particulièrement les vols de longue durée. Les défis technologiques sont immenses et les capacités de l’Homme à supporter de tels voyages sont encore inconnues. La détermination et l’enthousiasme de Thomas Pesquet nous permettront d’entrevoir les évolutions de l’exploration spatiale ces dernières années. Ingénieur de formation, il abordera en détail sa préparation et son entraînement, sa mission ainsi que les perspectives d’explorations futures.

 Le 19 février : " L'alcool, une drogue vraiment pas comme les autres : le point de vue du neurobiologiste "
Intervenant : Mickael Naassila, Professeur et directeur de l’unité INSERM ERi 24, Groupe de Recherche sur l’Alcool & les Pharmacodépendances (GRAP) de l’Université de Picardie Jules Verne, Amiens

L’alcool est une drogue qui, comme toutes les autres est capable de prendre le contrôle sur notre comportement et produire des effets dévastateurs tant sur notre vie de tous les jours que sur notre santé. C’est la drogue la plus dangereuse pour le cerveau en développement.
Elle laisse des traces à long terme et on entend souvent que cette exposition précoce est une véritable "bombe à retardement" relativement à la vulnérabilité à l’apparition de troubles psychiatriques et addictifs. En dépit de sa dangerosité, cette drogue est omniprésente, accessible et bénéficie encore d’une bonne presse même si cela reste un sujet tabou. Il existe donc un décalage énorme entre les représentations sur le produit et les réels dommages qu’il cause sur les individus et nos sociétés. Pourquoi l’alcool (l’éthanol) est -il une molécule aussi unique dans son mode d’action ? Quels sont ses effets sur notre cerveau ? Qu’est ce que boire trop et quels sont les critères de dépendance ? Voilà quelques questions qui seront abordées lors de cette conférence.

Le 26 mars : " Dynamique de l'urbanisation mondiale et bouleversements des territoires français"
Intervenant : Michel Lussault, Géographe, Professeur à l’Ecole Normale Supérieure
de Lyon. Spécialiste d’études urbaines, il a publié de nombreux articles et ouvrages. Dernier livre paru : l’avènement du Monde. Essai sur l’habitation humaine de la terre, Paris, Le Seuil, 2013

On observe depuis quelques décennies un mouvement d’urbanisation généralisée, qui concerne toutes les sociétés et constitue la force instituante principale de la mondialisation. Le genre de vie urbain s’impose, partout, jusqu’au sein des espaces qui ne sont pas en apparence marqués par les formes urbaines.
La France est évidemment concernée par ce processus. Après avoir pendant longtemps conservé une trame rurale très présente (et continué d’ailleurs à manifester un attachement fort à une ruralité souvent mythifiée), la société française a connu une période qu’on peut qualifier de métropolisation, qui a bouleversé la géographie classique et installé de nouveaux agencements territoriaux. Cette conférence présentera les caractéristiques majeures d’un tel bouleversement et en dégagera les principales conséquences, notamment en matière de réflexion sur les découpages des territoires et les réformes proposées en ce domaine.

Le 23 avril : " L'humain dans la biodiversité "
Intervenant : Gilles Boeuf, Président du Muséum national d’Histoire naturelle, professeur à l’Université Pierre & Marie Curie, professeur invité au Collège de France

La biodiversité, bien plus qu’un catalogue ou un inventaire d’espèces dans un écosystème donné, correspond en fait à l’ensemble des relations que les êtres vivants ont établies entre eux et avec leur environnement ; c’est la fraction vivante de la nature. La Vie est née dans l’océan ancestral il y a presque 4 milliards d’années, 700 millions d’années après la formation de la Terre. Nous connaissons actuellement plus de 2 millions d’espèces vivantes et savons qu’il en existe probablement 10 fois plus. Ecosystèmes et espèces disparaissent aujourd’hui beaucoup trop vite (au moins 300 fois plus vite que sur les 500 derniers millions d’années, hors crises) sous les actions de l’humanité : destructions et pollutions des écosystèmes, surexploitations des ressources, disséminations d’espèces et dérèglement climatique. L’humain ne fait aujourd’hui qu’amplifier un mouvement démarré au néolithique il y a plus de 12 000 ans, souvent avec la pensée anthropocentrée et délétère d’une "domination" de la Nature. Alors, comment nous organiser pour freiner ou arrêter ce monstrueux gaspillage et nous préparer des lendemains plus soutenables ? Enfin, mériter ce terme de sapiens que nous nous sommes attribué ?

Le 28 mai : " CO2, ozone, particules ... ou comment la télédétection permet de connaître la composition de l'atmosphère "
Intervenant : Sébastien Payan, Professeur à l’université Pierre et Marie-Curie, Chercheur au Laboratoire Atmosphères Milieux, Observations Spatiales

Des premiers ballons à air chaud au milieu du 19e siècle, aux premiers satellites d’observation de la Terre dans les années 70, les scientifiques ont développé des instruments pour mesurer la composition de l’atmosphère et mieux comprendre les grands problèmes environnementaux passés ou actuels : météorologie, effet de serre, trou dans la couche d’ozone, ou la qualité de l’air. Il est essentiel de mesurer la concentration de composés présents en très petites quantités dans l’atmosphère à la fois pour comprendre, quantifier et prévoir. Mais comment fonctionnent ces instruments et à quoi ressemblent les capteurs de demain ? Comment les nouvelles technologies des lasers ou les moyens de calculs informatiques peuvent-ils ouvrir la voie à des observations à la fois plus précises et en quantité plus importantes ? Avec quelques principes simples de physique et des exemples récents de projets spatiaux, cette conférence vous fera faire un voyage dans le monde de la télédétection atmosphérique.

Le 25 juin : " Les algorithmes naturels forment-ils le langage de la vie ? "
Intervenant : Bernard Chazelle, Professeur d’Informatique, titulaire de la Chaire Eugene Higgins, Université de Princeton, USA en détachement à l'Institute for Advanced Study

S’il est un principe accepté de tous, c’est que le monde vivant est autrement plus complexe que le monde inanimé. Pourquoi alors la biologie moderne se distingue-t-elle de la physique par sa simplicité conceptuelle ? Si un neurone est tellement plus complexe qu’un électron, comment se fait-il que la théorie de la cellule soit si élémentaire et celle de la mécanique quantique si ardue ? Ce paradoxe montre du doigt un des grands enjeux scientifiques de ce siècle, qui est de construire le langage mathématique du monde vivant. La nature algorithmique des processus biologiques se prête mal aux outils classiques des équations différentielles, d’où la nécessité d’un nouvel idiome du vivant, basé sur les algorithmes naturels. Cette conférence
tentera de dresser, en termes simples, un tableau de la situation et des défis qu’elle représente pour la science à venir.

Le 24 septembre : " Origine du langage : vieilles questions et nouvelles réponses "
Intervenant : Jean-Marie Hombert, Professeur de linguistique à l’Université Lumière-Lyon 2, a dirigé le laboratoire Dynamique du langage (CNRS-Université Lumière-Lyon 2)

L’origine et la diffusion du langage humain est une préoccupation ancienne avec des réponses très différentes selon les époques considérées. Le nombre de travaux sur l’origine du langage a beaucoup progressé en particulier pendant les quatre dernières décennies.
Les réponses aux nombreuses questions concernant l’origine du langage, le passage de la vocalisation aux formes linguistiques du langage humain, les évolutions entre le passage des 100.000 dernières années (origine des Homo sapiens) et les derniers 10.000 ans (limite maximum de la reconstruction des langues) sont maintenant abordés par différentes disciplines (préhistoire, génétique des populations, cognition, reconstruction linguistique) et nous souhaitons montrer que cette "reconstruction" ne pourra se faire qu’en comparant les résultats de ces différentes disciplines et aboutira à une construction du langage produite par une évolution linguistique différente dans des secteurs géographiques distincts.

Le 22 octobre : "Comment le Web transforme notre accès au savoir ?"
Intervenant : Gilles Dowek, Chercheur à INRIA, Membre du Conseil Scientifique de la Société Informatique de France

Sur le Web, on trouve des cours ouverts à tous (des moocs), des polycopiés, les transparents de cours donnés dans diverses universités, des feuilles d’exercices, des encyclopédies, des articles de recherche, des vidéos pédagogiques, des recettes de cuisine, des forums de discussion dans lesquels s’échangent des savoirs pratiques, des articles de vulgarisation, des textes anciens numérisés, ... Cette bibliothèque de Babel transforme complètement notre relation au savoir, la manière dont nous enseignons dans les écoles et les universités, et aussi la manière dont nous pouvons nous former et nous
cultiver tout au long de la vie.

Le 19 novembre : " Comment se développent deux activités : la gastronomie moléculaire, pour la recherche scientifique et la cuisine note à note, pour la technologie et la technique ? "
Intervenant : Hervé This, Professeur à AgroParisTech, directeur du Centre international de gastronomie moléculaire AgroParisTech- INRA, directeur scientifique de la Fondation Science & Culture Alimentaire de l’Académie des sciences, président de la Section Alimentaire humaine de l’Académie d’agriculture de France

A côté des études scientifiques (gastronomie moléculaire), notre groupe de recherche INRA/AgroParisTech cherche à promouvoir des applications de ses résultats. Après la “cuisine moléculaire”, qui était une modernisation des pratiques culinaires par l’introduction de nouveaux instruments, transférés des laboratoires vers les cuisines, nous promouvons une nouvelle application, qui a été nommée “cuisine note à note”. Cette fois, la question n’est plus le détail technique, mais la notion d’aliment. Dans la “cuisine note à note pure”, le cuisinier n’utilise que des composés purs pour construire les mets : il doit produire les formes, consistances, odeurs, saveurs, couleurs... tout comme les spécialistes de l’acoustique musicale produisent des musiques à partir d’ondes sonores pures. Le premier plat commercial de cuisine note à note a été servi en 2009, lors d’un repas de gala à Hong Kong, par le chef français Pierre Gagnaire. La “cuisine note à note pratique”, elle, est moins stricte : elle s’autorise l’utilisation de mélanges, et s’apparenterait donc à l’utilisation de synthétiseurs, en musique. Dans les deux cas, le but est d’envisager l’alimentation du monde en 2050, quand il y aura entre 9 et 11 milliards d’êtres humains sur la Terre, avec une pénurie de l’eau et une crise de l’énergie.

Pour retrouver toutes les dates, voir le programme et vous inscrire avant chaque forum : cliquer ici.

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